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# \[CONFIDENTIEL A NE PAS POSTER] 🩸・Clan Chinoike 🆕

⚠️ HRP - Votre personnage ne possède pas passivement ces informations. Elles ne sont donc pas nécessairement en sa connaissance. Si vous souhaitez en apprendre davantage, cela devra se faire en RP.

<figure><img src="https://259759908-files.gitbook.io/~/files/v0/b/gitbook-x-prod.appspot.com/o/spaces%2FMnJqw5tve0NuzjhkJJCG%2Fuploads%2FPxbzwepSJxpXv9RLDrSu%2Fcfb6f531-9437-42a0-96e3-2e8dc5441a17.png?alt=media&amp;token=61e8f5b2-9594-4734-97c5-debdd286add5" alt="" width="375"><figcaption></figcaption></figure>

## Histoire du Clan Chinoike - Les Saigneurs🆕

> *« Le sang effraie ceux qui n’y voient que la blessure. À Kumo, on apprit qu’il pouvait aussi devenir une promesse : celle de survivre, même lorsque le monde entier vous croyait déjà vaincu. » -* Chronique du Pays de la Foudre

Le **Clan Chinoike** fait partie de ces lignées dont la réputation les précéda longtemps avant leur arrivée à Kumogakure. Originaires du **Pays des Sources Chaudes**, ils vécurent durant des générations dans des régions frontalières instables, là où les conflits entre territoires, clans et puissances voisines rendaient la paix fragile, presque provisoire. Avant même que le Pays de la Foudre ne pose les yeux sur eux, les Chinoike étaient déjà connus comme un clan redoutable, à la fois fascinant et inquiétant, dont le lien au sang suffisait à nourrir les rumeurs les plus sombres. Beaucoup les voyaient comme des êtres dangereux, imprévisibles ou maudits, moins parce qu’ils les comprenaient réellement que parce que leur pouvoir touchait à ce que les hommes craignent le plus : leur propre corps.

Pour les peuples voisins, affronter les Chinoike revenait à découvrir que la guerre ne se jouait pas seulement avec les lames, les murs ou les techniques visibles. Elle pouvait aussi se jouer dans la peur d’être blessé, dans la sensation que son propre sang devenait une faiblesse, dans l’idée que le corps, une fois ouvert, n’appartenait plus entièrement à celui qui l’habitait. Cette réputation fit d’eux un clan souvent isolé, rarement compris, parfois recherché pour sa puissance, mais presque toujours tenu à distance. Leur histoire avant Kumo fut donc celle d’une survie constante, entre méfiance, affrontements et nécessité de défendre leur existence contre ceux qui voyaient en eux une menace avant même de voir des hommes et des femmes.

> *« Certaines lignées naissent dans la lumière, d’autres dans la peur. Les Chinoike, eux, durent apprendre à faire de cette peur une place dans leur propre histoire. » -* Archives des Sources Chaudes

Pendant ce temps, dans les montagnes du Pays de la Foudre, Kumogakure prenait forme sous l’autorité du **premier Raikage**, issu du clan Narukami. Son règne transforma profondément le pays. Là où les premières générations avaient surtout appris à survivre aux hauteurs, aux orages et aux falaises, lui voulut faire des montagnes une véritable force nationale. Les vallées furent reliées, les routes taillées dans la roche, les postes militaires établis sur les sommets, et la foudre elle-même fut progressivement domestiquée grâce à d’immenses structures capables d’attirer les éclairs pour en redistribuer l’énergie. Sous son impulsion, le Pays de la Foudre cessa de seulement endurer les tempêtes, il apprit à les utiliser.

Cette vision ne concernait pas seulement les infrastructures. Pour le premier Raikage, Kumo ne devait pas être un refuge passif offert à ceux qui fuyaient le monde, mais un sommet vers lequel on choisissait de grimper. Dans les montagnes, rien n’était donné. Il fallait travailler, endurer, s’élever, accepter la rudesse du climat comme celle de la discipline, et prouver sa valeur non par ses origines, mais par sa capacité à tenir face à l’épreuve. Cette philosophie attira peu à peu des combattants, des artisans, des érudits et des familles venus chercher une nation qui ne promettait pas la facilité, mais la possibilité de devenir plus fort en affrontant la difficulté.

Le premier Raikage comprit cependant qu’un village, même puissant, demeurait vulnérable si ses frontières étaient trop proches de son cœur. Il lança alors une grande expansion vers le sud, afin de créer une zone tampon assez vaste pour épuiser toute armée ennemie avant qu’elle ne puisse atteindre les montagnes profondes de Kumo. Des avant-postes furent bâtis, des routes sécurisées, et les forces du Pays de la Foudre apprirent à combattre loin des hauteurs, dans des territoires plus ouverts, plus instables, où la guerre n’obéissait pas toujours aux mêmes règles que dans les cols rocheux du nord.

C’est cette avancée qui mena les forces de Kumo jusqu’au **Pays des Sources Chaudes**, sur les terres où vivaient les Chinoike.

Les premiers contacts furent immédiatement violents. Les shinobis de Kumo avançaient avec la certitude d’appartenir à une nation forgée par le tonnerre, tandis que les Chinoike défendaient leurs terres avec la brutalité de ceux qui avaient trop souvent été menacés pour croire aux intentions pacifiques des étrangers. Les batailles furent dures, sanglantes, éprouvantes, et aucun des deux camps ne trouva en face de lui un adversaire facile à briser. Les Narukami et leurs alliés découvrirent un clan capable d’endurer la douleur avec une détermination rare, tandis que les Chinoike virent dans les combattants de Kumo une force qui ne reculait pas devant l’usure, le sang ou la fatigue.

Plus les affrontements se prolongèrent, plus une forme de respect mutuel finit par naître. Les Narukami reconnurent chez les Chinoike une volonté proche de la leur, cette capacité à survivre coûte que coûte dans un monde hostile, à transformer la souffrance en endurance et à ne pas céder simplement parce que la guerre devenait trop lourde. Les Chinoike, de leur côté, comprirent que Kumo n’était pas une nation venue les effacer ou les enchaîner, mais un pays convaincu que la valeur d’un clan se mesurait à ce qu’il était capable de supporter pour protéger ce qui lui appartenait.

> *« Les Chinoike ne gravirent pas les montagnes pour fuir leur sang, mais pour prouver qu’il pouvait tenir debout sous l’orage. » -* Proverbe de Kumo

Le premier Raikage proposa alors aux Chinoike une place au sein de Kumogakure. Ce ne fut ni un geste de charité, ni une soumission déguisée, ni une tentative d’absorber leur identité dans celle des montagnes. C’était une proposition à l’image de Kumo : rejoindre le village signifiait accepter ses règles, sa discipline, ses exigences et sa rudesse, mais aussi trouver une nation assez forte pour ne pas réduire les Chinoike à la peur qu’ils inspiraient. Aux yeux du Raikage, un clan capable de survivre à autant de violence, de méfiance et d’adversité avait sa place parmi ceux qui gravissaient les montagnes du tonnerre.

Les Chinoike acceptèrent finalement. Ils ne rejoignirent pas Kumo parce qu’ils avaient été vaincus dans leur âme, ni parce qu’ils cherchaient un refuge offert sans condition. Ils y virent une occasion de transformer leur propre histoire, de quitter la position d’un clan constamment craint et encerclé pour devenir l’un des piliers d’une nation bâtie sur l’épreuve. Leur arrivée marqua l’entrée du sang dans les montagnes, non comme une souillure, mais comme une force nouvelle, une mémoire de la douleur et de la survie que Kumo apprit peu à peu à intégrer à son identité.

Avec le temps, les Chinoike devinrent l’un des clans militaires les plus importants du village. Leur férocité complétait la puissance frontale des Narukami, tandis que leur rapport aux conflits, plus froid, plus viscéral et plus psychologique, apportait à Kumo une force différente de celle du tonnerre pur. Ils furent souvent mobilisés dans des missions sensibles, des traques, des infiltrations ou des éliminations ciblées, là où leur réputation suffisait parfois à affaiblir l’ennemi avant même le début de l’affrontement. Pourtant, malgré leur loyauté et leur utilité, ils ne cessèrent jamais entièrement d’inspirer une forme de crainte, car certains pouvoirs, même lorsqu’ils servent le village, demeurent difficiles à regarder sans malaise.

La cicatrice la plus profonde de cette relation apparut lors de la tragédie du **troisième Raikage**. Lorsque sa folie menaça de faire basculer Kumo dans une catastrophe plus grande encore, ce fut le chef Chinoike de l’époque qui mit fin à sa dérive. Beaucoup reconnurent plus tard que cet acte avait probablement sauvé le village d’un effondrement terrible, mais le fait qu’un chef des Chinoike ait été celui qui versa ce sang-là laissa une marque durable dans l’histoire politique de Kumogakure. Ce geste fut à la fois compris, redouté, respecté et jamais totalement oublié, comme toutes les décisions nécessaires que personne ne souhaite réellement célébrer.

> *« On les craignait avant de les comprendre, on les comprit après avoir combattu à leurs côtés, et depuis, leur sang coule dans l’histoire de Kumo comme une cicatrice que nul ne souhaite rouvrir. » -* Mémoire du Troisième Raikage

Depuis lors, les Chinoike occupent une place singulière au sein du Pays de la Foudre. Ils ne sont plus les étrangers maudits des Sources Chaudes, ni simplement les guerriers craints des anciennes frontières, mais ils restent entourés d’un mystère que les générations n’ont jamais entièrement dissipé. Leur histoire rappelle que Kumo ne s’est pas construit uniquement avec la foudre, la pierre et l’ambition, mais aussi avec le sang de ceux qui furent capables de survivre assez longtemps pour trouver une place parmi les montagnes.

Aujourd’hui encore, les Chinoike incarnent une part essentielle de l’identité de Kumo. Ils représentent le sang versé pour protéger les hauteurs, la mémoire des blessures qui ne disparaissent jamais totalement, et la conviction qu’une nation forte ne se bâtit pas seulement avec ceux que le monde admire, mais aussi avec ceux qu’il a appris à craindre. Dans les montagnes du Pays de la Foudre, leur présence rappelle une vérité que Kumo connaît mieux que personne : nul ne s’élève sans douleur, et certains clans ne deviennent des piliers qu’après avoir été traités comme des menaces.

> *« Le tonnerre a donné sa voix à Kumo, la pierre lui a donné son corps, mais le sang des Chinoike lui rappela ce qu’il en coûte de rester debout. » -* Récit des Montagnes

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## Culture 🆕

> *« Le sang n’est jamais silencieux. Il se souvient de la blessure, de celui qui l’a versé, et de celui qui devra répondre. » -* Proverbe Chinoike

La culture du **Clan Chinoike** repose sur une idée centrale : le sang n’est jamais anodin. Il n’est pas seulement ce qui coule dans les veines, ni seulement ce qui jaillit d’une blessure, mais la preuve vivante d’une histoire, d’une douleur, d’un héritage et d’une appartenance. Chez les Chinoike, le sang porte la mémoire des épreuves traversées, des morts à venger, des serments prononcés et des humiliations qu’il ne faut jamais laisser disparaître sans réponse. Là où d’autres clans cherchent à effacer leurs cicatrices, les Chinoike les conservent comme des rappels visibles de ce qu’ils ont survécu à devenir.

Cette vision a façonné un clan dur, fier et profondément attaché aux siens. Les Chinoike n’accordent pas facilement leur confiance, mais lorsqu’un lien est reconnu, il possède une valeur presque sacrée. La famille, la lignée et le clan passent avant les considérations extérieures, car un Chinoike sait que le monde a longtemps préféré craindre son sang plutôt que chercher à le comprendre. Cette méfiance ne les rend pas nécessairement fermés à toute alliance, mais elle les pousse à juger les autres par leurs actes, leur constance et leur capacité à tenir lorsque la situation devient difficile.

> *« Une blessure peut se refermer. Un affront, lui, attend simplement que quelqu’un ait le courage de le rouvrir. » -* Enseignement des anciens du clan

Dans leur culture, la souffrance n’est pas glorifiée, elle ne forge rien, n'enseigne rien, mais elle est rarement plainte. Être blessé, perdre, tomber ou être humilié n’a rien de honteux tant que cela pousse à se relever plus fort. En revanche, abandonner, détourner le regard ou laisser une offense impunie est bien plus grave. Les Chinoike considèrent que le sang versé appelle une réponse, pas toujours immédiate, pas toujours bruyante, mais nécessaire. Une dette de sang peut attendre, se transmettre, se transformer en duel, en assassinat ou en réparation officielle, mais elle ne disparaît jamais simplement parce que le temps passe.

Cette mentalité a donné naissance à deux grandes tendances au sein du clan, deux lignées qui partagent la même obsession du sang, mais qui ne l’expriment pas de la même manière.

La première est appelée la **Lignée d’Ivoire**. Elle est reconnaissable à un albinisme particulièrement dominant, transmis avec une force inhabituelle même en cas de métissage. Ses membres possèdent souvent une peau très pâle, des cheveux blancs ou blonds très clairs, et une présence froide qui a nourri de nombreuses rumeurs autour d’eux. Historiquement, cette lignée privilégie les méthodes les plus directes, les plus brutales et les plus expéditives. Lorsqu’un ennemi doit disparaître, elle accorde moins d’importance à la beauté du geste qu’à la certitude du résultat. Pour elle, la vengeance, la protection du clan ou l’élimination d’une menace ne nécessitent pas toujours un duel honorable, car certains problèmes doivent simplement cesser d’exister.

> *« L’honneur console les vivants. Le silence des morts protège le clan. » -* Maxime de la Lignée d’Ivoire

Cette lignée a longtemps fourni au clan ses tueurs, ses traqueurs et ses exécutants les plus redoutés. Ses membres sont souvent associés à l’assassinat, aux disparitions, aux meurtres ciblés et aux interventions qui ne laissent derrière elles que peu de témoins. Ils n’agissent pas forcément par cruauté gratuite, mais parce qu’ils considèrent que l’efficacité est une forme de respect envers le sang versé. À leurs yeux, laisser vivre un ennemi dangereux par orgueil, par hésitation ou par souci d’apparence peut devenir une faute plus grave que de le tuer sans cérémonie.

La seconde est appelée la **Lignée de Sang**. Là où la Lignée d’Ivoire frappe dans l’ombre lorsque le résultat l’exige, celle-ci accorde une importance particulière à l’honneur, aux affronts et au principe du sang pour le sang. Ses membres considèrent qu’une offense faite à l’un des leurs, et plus encore au clan tout entier, doit être lavée de manière claire, visible et assumée. Ils n’hésitent pas à provoquer leurs adversaires en duel, parfois jusqu’à la mort, lorsque leur honneur personnel ou celui des Chinoike est remis en cause. Pour eux, certains conflits ne doivent pas être réglés en silence, car le clan doit voir que l’affront a reçu une réponse.

> *« Si l’insulte fut portée devant témoins, alors le sang doit répondre sous le même ciel. » -* Serment de la Lignée de Sang

Les membres de la Lignée de Sang entretiennent donc une relation plus rituelle à la violence. Un duel n’est pas seulement un affrontement, mais une déclaration. Il permet de rétablir une place, de rappeler une limite, de forcer un adversaire à reconnaître la gravité de ses paroles ou de ses actes. Cette lignée méprise souvent les provocations lâches, les attaques dissimulées sans nécessité ou les violences commises sans assumer leurs conséquences. Elle ne rejette pas le meurtre, mais elle préfère que le sang soit versé face à face, dans un cadre où chacun sait pourquoi il se bat et ce qu’il risque de perdre.

Ces deux lignées peuvent parfois s’opposer dans leurs méthodes, mais elles ne sont pas ennemies. Elles incarnent deux réponses différentes à la même question : comment un Chinoike doit-il faire respecter son sang ? La Lignée d’Ivoire répond par l’efficacité, le silence et la disparition de la menace. La Lignée de Sang répond par l’honneur, le duel et la reconnaissance publique de l’affront. Dans les deux cas, l’objectif demeure le même : protéger le clan, préserver sa mémoire et refuser que le sang des Chinoike soit traité comme une chose que l’on peut verser sans conséquence.

> *« Certains lavent le sang dans l’ombre, d’autres le versent au grand jour. Les deux savent pourtant pourquoi la lame quitte son fourreau. » -* Archives internes du Clan Chinoike

Au sein de Kumogakure, cette culture a contribué à faire des Chinoike un clan respecté, mais rarement pleinement confortable à côtoyer. Leur loyauté envers Kumo est réelle, leur rôle militaire est reconnu, mais leur manière de considérer les blessures, les offenses et la vengeance continue d’inspirer une certaine prudence. Les Chinoike ne cherchent pas forcément à être aimés. Ils cherchent à être compris, respectés, et surtout à ce que nul n’oublie qu’une blessure infligée à leur sang ne reste jamais longtemps sans réponse.

> *« On peut craindre les Chinoike, on peut les juger, on peut même les haïr. Mais seuls les fous croient pouvoir faire couler leur sang sans en payer le prix. » -* Rapport militaire de Kumogakure

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## Ketsuryûgan 🆕

> *« Les yeux des Chinoike naissent violets, mais leur sang, lui, attend seulement qu’on l’appelle. » -* Proverbe du Clan Chinoike

Le **Ketsuryûgan** est le Dōjutsu héréditaire du **Clan Chinoike**, un œil intimement lié au sang, à l’eau et aux fluides que le chakra peut traverser. Contrairement à d’autres pupilles dont l’activation transforme entièrement le regard, le Ketsuryûgan repose sur une transition plus viscérale, presque organique. Tous les Chinoike possèdent naturellement des yeux violets, une couleur profonde et reconnaissable qui demeure visible tant que leur pouvoir reste inactif. Cette teinte est considérée comme la marque première du clan, le signe que le sang Chinoike dort encore derrière le regard, sans avoir été appelé à la surface.

Lorsque le Ketsuryûgan s’active, les pupilles du Chinoike se gorgent de sang et prennent progressivement une couleur rouge intense. Ce changement n’est pas seulement esthétique. Il marque l’ouverture d’un lien direct entre le chakra du porteur et les fluides qu’il cherche à contrôler. Le regard violet devient alors un regard rouge, non parce que l’œil imite le sang, mais parce que le sang répond à l’œil. Chez les Chinoike, cette activation est souvent décrite comme une pression intérieure, une chaleur derrière les paupières, puis une sensation de battement dans les pupilles, comme si leur propre circulation cherchait à rejoindre quelque chose au-delà de leur corps.

> *« Quand le violet devient rouge, le corps cesse d’être une frontière. Le sang du Chinoike trouve ce qu’il peut atteindre, et ce qu’il atteint peut lui répondre. » -* Enseignement sur le Ketsuryûgan

Le pouvoir le plus célèbre du Ketsuryûgan est son **contrôle du sang**, mais ce contrôle possède une limite fondamentale : le Chinoike ne peut pas manipuler librement du sang à distance sans connexion préalable. Pour prendre le contrôle d’un sang, il doit d’abord entrer physiquement en contact avec lui. Cette règle est essentielle, car elle distingue le Ketsuryûgan d’un pouvoir absolu ou incontrôlable. Le sang n’obéit pas simplement parce qu’il existe dans le champ de vision du Chinoike. Il doit être touché, atteint, relié, afin que le chakra du porteur puisse entrer en résonance avec lui.

C’est pour cette raison que les membres du clan ont généralement pour habitude de s’entailler les veines, la paume, le doigt ou l’avant-bras au moment d’activer leurs yeux. Ce geste n’est pas seulement symbolique, ni uniquement rituel. Il s’agit d’une méthode pratique permettant d’établir immédiatement une connexion entre leur chakra et leur propre sang. Une fois ce lien ouvert, leur sang devient un vecteur, une extension fluide de leur volonté, capable d’entrer en contact avec d’autres traces de sang et de permettre au Ketsuryûgan d’en prendre le contrôle. Le Chinoike n’attend donc pas forcément que son adversaire soit blessé pour commencer à utiliser son pouvoir. Il crée lui-même la première porte.

La manipulation repose principalement sur la relation entre le chakra du Chinoike et le fer contenu dans le sang. Le Ketsuryûgan ne traite pas le sang comme une simple matière liquide, mais comme une substance vivante, chargée d’éléments capables de répondre à une impulsion précise. Une fois le contact établi, le Chinoike peut influencer le mouvement, la forme et la direction du sang contrôlé, le faisant se tendre, se rassembler, se projeter ou se solidifier selon sa maîtrise. Plus le lien est direct, plus la manipulation est rapide et précise. À l’inverse, un sang trop éloigné, trop dilué ou insuffisamment connecté devient plus difficile à contrôler, car le Dōjutsu ne remplace jamais entièrement la nécessité d’un contact réel.

> *« Le sang ne se commande pas comme une arme morte. Il faut d’abord le toucher, l’ouvrir, lui rappeler qu’il contient encore quelque chose capable d’obéir. » -* Précepte de la Lignée de Sang

Cette nécessité de contact explique la brutalité apparente des Chinoike en combat. Là où d’autres shinobis cherchent à éviter la blessure, eux peuvent parfois la provoquer volontairement, car chaque coupure devient une ressource, chaque trace rouge une ouverture possible. Un adversaire blessé n’est pas seulement affaibli physiquement, il devient plus vulnérable à l’influence du Ketsuryûgan si le Chinoike parvient à établir une connexion suffisante. C’est cette dimension qui rend leur présence si dérangeante sur un champ de bataille : plus le combat avance, plus le sol, les armes, les vêtements et les corps portent des traces exploitables.

Le Ketsuryûgan entretient également une affinité particulière avec l’**eau**. Les Chinoike possèdent naturellement une grande proximité avec le Suiton, car leur Dōjutsu comprend les fluides à travers leur circulation, leur pression, leur densité et leur capacité à porter le chakra. Comme pour le sang, cette maîtrise ne s’exerce pas librement sur une eau lointaine sans lien. Le Chinoike doit être en contact avec l’eau qu’il souhaite influencer, que ce soit directement par la peau, par son propre sang mêlé au liquide ou par un contact continu permettant à son chakra d’y circuler.

Cette affinité avec l’eau rend les Chinoike particulièrement dangereux dans les environnements humides, sous la pluie, près des sources, des rivières ou des terrains détrempés. Là où un autre shinobi voit simplement un élément naturel, un porteur du Ketsuryûgan peut voir un support de transmission, un fluide capable de prolonger ses mouvements et d’élargir son champ d’action. L’eau n’a pas la même richesse que le sang, elle ne porte pas le même poids symbolique ni les mêmes propriétés, mais elle offre au Chinoike une matière plus vaste, plus souple, et surtout beaucoup plus présente sur certains terrains.

> *« Le sang est une promesse, l’eau est un chemin. Le Ketsuryûgan sait suivre les deux, tant qu’une main Chinoike leur ouvre la voie. » -* Archive médicale de Kumogakure

Cependant, malgré sa réputation terrifiante, le Ketsuryûgan n’est pas un pouvoir sans contraintes. Il exige une grande précision, une excellente maîtrise du chakra et une capacité à supporter la douleur sans perdre sa concentration. S’ouvrir soi-même pour utiliser son propre sang n’est jamais un geste anodin, surtout lors d’un combat prolongé. Plus le Chinoike utilise son sang comme vecteur, plus il doit gérer sa fatigue, ses pertes et la pression exercée sur son corps. Un mauvais contrôle peut entraîner une consommation excessive, une perte de fluidité ou une faiblesse dangereuse au moment même où le porteur pensait dominer l’affrontement.

C’est pourquoi les Chinoike enseignent très tôt que le Ketsuryûgan ne récompense pas seulement la violence, mais la discipline. Un porteur incapable de mesurer ses gestes se vide lui-même avant de vaincre son adversaire. Un porteur trop confiant croit pouvoir contrôler tout ce qu’il voit, puis découvre trop tard qu’un regard rouge ne suffit pas à remplacer le contact, la maîtrise et l’endurance. Les meilleurs utilisateurs du Ketsuryûgan ne sont donc pas ceux qui versent le plus de sang, mais ceux qui savent exactement quand l’ouvrir, où le diriger et jusqu’où le pousser.

Au sein du clan, le Ketsuryûgan est ainsi perçu comme une vérité plus que comme une simple arme. Il rappelle aux Chinoike que le corps n’est jamais séparé du combat, que la blessure peut devenir un lien, et que le sang porte en lui autant de vulnérabilité que de puissance. Ses yeux violets montrent l’héritage du clan, ses pupilles rouges révèlent l’instant où cet héritage s’éveille, et entre les deux se trouve toute la philosophie Chinoike : survivre à la douleur, transformer la blessure en force, et ne jamais oublier que ce qui coule en eux peut aussi répondre à leur volonté.

> *« Beaucoup pensent que les Chinoike contrôlent le sang parce qu’ils n’ont pas peur de le verser. La vérité est plus terrible encore : ils le contrôlent parce qu’ils savent d’abord ce que signifie le perdre. » -* Rapport militaire de Kumo

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## **Pour en apprendre plus sur le Clan Chinoike :**&#x20;

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#### Liste des Raikages et plus :

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