🪡・Nuibari, Aiguille du Lien Mortel 🆕
⚠️ HRP - Votre personnage ne possède pas passivement ces informations. Elles ne sont donc pas nécessairement en sa connaissance. Si vous souhaitez en apprendre davantage, cela devra se faire en RP.
Nuibari est sans doute l'arme dont l'origine contraste le plus avec sa réputation. Là où les autres Lames de la Brume furent imaginées pour tuer, détruire ou dominer le champ de bataille, Nuibari naquit entre les mains d'un homme qui cherchait avant tout à sauver des vies.
Son créateur, Noma Saeki, était un médecin militaire de Kirigakure réputé pour son talent exceptionnel dans le traitement des blessures de guerre. Durant les conflits qui précédèrent la création des Sept Épées de la Brume, il développa un instrument unique : une fine aiguille de chakra reliée à un fil métallique d'une résistance extraordinaire. Utilisée correctement, elle permettait de recoudre muscles, tendons et chairs directement sur le champ de bataille, offrant aux médecins une rapidité d'intervention alors considérée comme révolutionnaire.
Au moment où Rangetsu Hōzuki, Troisième Mizukage, entreprit de réunir les armes qui deviendraient les Sept Épées de la Brume, il s'intéressa personnellement aux travaux de Noma Saeki. Là où d'autres ne voyaient qu'un outil médical, Rangetsu aperçut le potentiel d'une arme fondée non sur la force brute, mais sur la précision absolue. À sa demande, l'instrument fut repensé, agrandi et adapté au combat. L'aiguille d'origine devint une véritable lame, conservant sa finesse exceptionnelle ainsi que son fil d'acier presque indestructible. Ainsi naquit Nuibari.
L'arme demeura fidèle à ses origines. Contrairement aux autres épées de Kirigakure, elle ne cherchait pas à briser les défenses ou à écraser ses adversaires. Sa force résidait dans sa capacité à traverser les protections les plus complexes avec une précision chirurgicale. Le fil qui l'accompagnait permettait ensuite de relier, d'attacher ou d'immobiliser ses cibles avec une efficacité terrifiante. Entre les mains d'un maître, le champ de bataille devenait une immense toile où chaque mouvement adverse pouvait être anticipé puis verrouillé.
Cependant, l'évolution de Noma Saeki suivit un chemin bien plus sombre que celle de son invention. Après des années passées à voir mourir ses patients, le médecin développa une obsession maladive pour la préservation du corps humain. Peu à peu, il cessa de considérer la mort comme un phénomène naturel. Ses recherches s'éloignèrent de la médecine conventionnelle pour explorer une idée de plus en plus inquiétante : empêcher la séparation à tout prix.
Ses expériences portèrent d'abord sur les blessés les plus gravement atteints. Puis sur les cadavres. Puis sur des assemblages toujours plus complexes de tissus, de membres et de corps maintenus ensemble grâce aux techniques qu'il avait lui-même développées. Les archives de Kirigakure évoquent des découvertes suffisamment troublantes pour que plusieurs de ses travaux soient détruits sur ordre direct du Mizukage.
Ironiquement, l'arme issue de ses recherches allait trouver son premier véritable maître dans une femme dont les blessures étaient d'une nature bien différente.
Cette femme se nommait Saya. Issue d'une famille influente de Kirigakure, elle grandit dans l'ombre de sa propre cousine, admirée pour ses talents, sa beauté et ses réussites. Malgré tous ses efforts, Saya avait constamment l'impression d'être ignorée, comme si son existence ne pouvait être définie qu'en comparaison de celle des autres. Avec le temps, ce sentiment se transforma en une obsession silencieuse : si elle ne pouvait pas devenir remarquable par elle-même, alors elle trouverait un moyen de s'approprier ce qui rendait les autres exceptionnels.
Lorsque Nuibari lui fut confiée, cette obsession trouva un exutoire parfait.
Là où la plupart des utilisateurs voyaient une arme destinée à immobiliser ou à tuer, Saya y voyait un instrument de possession. Elle développa un style de combat fondé sur la collecte de trophées et de souvenirs. Les récits de l'époque racontent qu'elle conservait des mèches de cheveux, des vêtements, des objets personnels et même certaines parties des corps de ses victimes, qu'elle assemblait ensuite dans des compositions complexes inspirées des techniques de couture qu'elle maîtrisait.
Peu à peu, la frontière entre son identité et celle des personnes qu'elle admirait commença à s'effacer. Elle imitait leurs gestes, reprenait leurs habitudes et cherchait à intégrer à sa propre personne tout ce qu'elle considérait comme digne d'être conservé.
Cette obsession atteignit son paroxysme lorsqu'elle tourna son regard vers sa cousine. Pour la première fois, il ne s'agissait plus de récupérer un souvenir ou un symbole : Saya voulait tout prendre.
Les détails exacts de cette confrontation furent volontairement retirés des archives de Kirigakure, mais les documents encore accessibles indiquent qu'elle tenta de faire de sa cousine l'ultime pièce de son œuvre, persuadée qu'en s'appropriant celle qu'elle avait toujours enviée, elle parviendrait enfin à devenir quelqu'un de complet.
Ce qui se produisit ensuite demeure incertain.
Quelques semaines plus tard, des pêcheurs découvrirent une silhouette solitaire sur une plage de l'archipel. Les rapports officiels conclurent à un suicide, pourtant, les témoignages divergent sur les circonstances de sa mort. Certains affirment que Saya fut incapable de supporter le poids de tout ce qu'elle avait cherché à devenir, d'autres soutiennent qu'à force d'accumuler les fragments des autres, elle avait fini par perdre toute certitude quant à sa propre identité.
Quoi qu'il en soit, Nuibari fut retrouvée à ses côtés, son fil parfaitement tendu entre ses mains.
« J'ai passé ma vie à coudre les autres à moi. Le plus terrible, c'est que cela a fonctionné. » - Saya, la Brodeuse Noire
Mis à jour