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# 💀・Faux de Madara 🆕

⚠️ HRP - Votre personnage ne possède pas passivement ces informations. Elles ne sont donc pas nécessairement en sa connaissance. Si vous souhaitez en apprendre davantage, cela devra se faire en RP.

Si le Gunbai était le symbole du chef de guerre qu’était Madara Uchiha, sa faux incarnait une facette bien différente de sa légende. Là où l’éventail servait à commander, à guider et à imposer sa volonté sur le champ de bataille, la faux n’avait qu’une seule fonction : tuer. Elle ne fut pas héritée des anciens Uchiha comme le Tengu no Uchiha, ni transmise comme un emblème noble de la lignée. Elle fut forgée spécialement pour Madara, à une époque où le monde shinobi n’était encore qu’un vaste champ de guerre et où la survie d’un clan dépendait souvent de la capacité de ses guerriers à semer davantage de morts que leurs ennemis.\
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Personne ne sait aujourd’hui quel forgeron accepta une telle commande, ni combien de temps fut nécessaire pour achever une arme destinée à un homme comme Madara. Les rares descriptions qui subsistent parlent d’une lame massive dont les proportions semblaient défier le bon sens, capable de fendre plusieurs adversaires dans un même mouvement sans perdre de son élan. Pourtant, malgré sa taille et son poids, Madara la maniait avec une aisance qui paraissait irréelle aux yeux de ceux qui l’affrontaient. Les survivants des guerres entre les Uchiha et les Senju racontaient souvent qu’il ne se battait pas avec cette arme comme un homme manie une faux, mais comme la faux elle-même aurait choisi de se battre si elle avait possédé une volonté propre.\
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C’est durant cette période que naquit la comparaison qui allait poursuivre l’arme à travers les générations. Sur les champs de bataille du Pays du Feu, certains commencèrent à murmurer que Madara avançait avec la même certitude que le Shinigami venant réclamer les âmes des mourants. Là où d’autres guerriers cherchaient la victoire, lui semblait se contenter de récolter les vies qui se trouvaient sur son chemin. Les chroniques de l’époque rapportent que, lorsqu’il traversait une ligne ennemie armé de sa faux, les combattants avaient parfois l’impression que la mort elle-même venait de prendre forme humaine.\
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Ce qui rendait cependant cette arme véritablement unique n’était pas uniquement sa puissance destructrice, mais la manière dont Madara l’avait intégrée à son style de combat. Au fil des années, il développa une maîtrise si exceptionnelle qu’il finit par relier sa faux à son Gunbai au moyen d’une chaîne spécialement conçue à cet effet. Les deux armes, pourtant radicalement différentes, devinrent alors les composantes d’un même art martial. Le Gunbai ouvrait le combat, soulevant des rafales capables de désorienter les adversaires, de briser leur formation ou de dévier leurs attaques, tandis que la faux surgissait aussitôt après pour achever ceux qui avaient survécu à la tempête. Beaucoup de témoins décrivirent cette combinaison comme un spectacle aussi magnifique qu’effroyable, car les vents générés par l’éventail semblaient annoncer l’arrivée de la mort, et la longue lame venait systématiquement transformer cette promesse en réalité.\
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Avec le temps, une image finit par s’imposer dans l’imaginaire de ses ennemis. Le blanc immaculé du Gunbai traversait la bataille sans jamais paraître souillé, tandis que la lame de la faux se retrouvait régulièrement couverte d’un rouge si intense qu’il rappelait la couleur des Sharingan des Uchiha. Cette opposition frappa durablement les esprits. Certains y voyaient une représentation du clan lui-même, partagé entre l’héritage noble de ses ancêtres et la violence des guerres qui avaient façonné son histoire. D’autres considéraient simplement que le contraste était à l’image de Madara, capable d’incarner à la fois le stratège visionnaire et le destructeur implacable.\
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Après la disparition de son légendaire propriétaire, la faux demeura entre les mains des Uchiha. Contrairement au Gunbai, qui conserva son rôle de relique clanique et de symbole d’autorité, elle continua à être utilisée par plusieurs générations de combattants. Aucun d’entre eux ne tenta cependant de reproduire parfaitement le style qui avait rendu Madara célèbre. La maîtrise simultanée du Gunbai et de la faux exigeait un niveau de coordination, de puissance physique et de contrôle du chakra qui dépassait largement ce qu’un shinobi ordinaire pouvait espérer atteindre. Même parmi les Uchiha, beaucoup considèrent encore aujourd’hui que cette manière de combattre appartenait uniquement à Madara.\
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La faux poursuivit donc sa propre histoire, indépendante de l’éventail auquel elle avait pourtant été associée durant les plus grandes guerres du clan. Sa réputation ne diminua jamais. Au contraire, elle devint progressivement un symbole à part entière. Là où le Gunbai évoquait le commandement et l’héritage des anciens Uchiha, la faux en vint à représenter une idée plus sombre : celle de la mort inévitable qui accompagne chaque conflit, mais aussi celle des morts arrachées avant leur heure, provoquées non par le destin, mais par la volonté d’un homme assez impitoyable pour devancer son jugement.\
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Pendant longtemps, les Uchiha aimèrent rappeler que cette arme n’était pas liée au Shinigami simplement parce qu’elle apportait la mort. Le monde shinobi est rempli d’armes capables de tuer. Ce qui rendait la Faux de Madara particulière, selon eux, était qu’elle symbolisait les morts qui n’étaient pas censées avoir lieu, celles qui n’avaient pas encore été réclamées par le destin mais qu’un guerrier suffisamment déterminé décidait malgré tout de provoquer. Là où le Shinigami vient chercher les âmes dont l’heure est venue, la Faux de Madara représentait la volonté de forcer cette heure à arriver plus tôt.\
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Pourtant, depuis quelque temps, cette interprétation ne suffit plus.\
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Nul ne sait comment le phénomène a commencé, ni pourquoi la faux semble avoir changé de nature après tant de générations. Certains évoquent les morts innombrables qu’elle a récoltées, d’autres parlent d’une résonance ancienne avec les croyances liées au Shinigami, et quelques érudits prétendent que l’arme a simplement fini par devenir ce que les hommes répétaient d’elle depuis trop longtemps. Quelle que soit la vérité, la Faux de Madara n’est plus seulement comparée au Shinigami. Elle semble désormais en être une forme d’incarnation, un fragment d’idée, une volonté d’arme ou de mort qui cherche à faire de son porteur autre chose qu’un simple combattant.\
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Ce changement se manifeste d’abord par ses chaînes.\
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Lorsqu’elle libère toute sa puissance, la faux peut projeter une chaîne rouge, qui s’enroule autour du corps de sa cible avant de la précipiter violemment au sol. Ceux qui ont survécu à cette technique décrivent une sensation plus terrible qu’une simple entrave physique. La chaîne ne semble pas seulement retenir le corps, elle donne l’impression de réclamer quelque chose, comme si la cible avait été désignée, marquée puis tirée vers le bas par une sentence déjà rendue. Beaucoup y voient la matérialisation la plus claire du lien entre la faux et le Shinigami, car la lame ne se contente plus de trancher, elle enchaîne ceux qu’elle estime devoir faire tomber.\
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Mais la véritable malédiction de l’arme ne concerne pas seulement ses victimes.\
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Les mêmes chaînes entourent en permanence son porteur, invisibles aux yeux de la plupart des hommes. Elles ne pèsent presque rien tant que celui-ci agit conformément à ce que la faux attend de lui, mais elles se resserrent dès qu’il hésite, dès qu’il refuse de tuer, dès qu’il se détourne d’un acte suffisamment grave ou qu’il tente de redevenir un simple shinobi attaché à son clan, à son village, à ses proches ou à une vie ordinaire. La faux ne cherche pas un propriétaire. Elle cherche une Faucheuse. Elle pousse celui qui la manie à se détacher peu à peu du monde vivant, à ne plus se reconnaître dans les liens humains, à ne plus appartenir à une maison, une famille ou une bannière, mais uniquement à la fonction qu’elle veut lui imposer.\
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Plus un porteur résiste à cet appel, plus les chaînes se resserrent.\
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Au début, il ne s’agit que d’une gêne, d’une pression autour des poignets, du cou ou du torse, parfois d’une douleur fugace lorsque la main se refuse à porter le coup final. Puis le phénomène s’aggrave. Les nuits deviennent plus lourdes, les rêves se remplissent de silhouettes sans visage, les battements du cœur semblent répondre au métal de la faux, et le porteur sent peu à peu qu’une part de lui est tirée vers une existence où tuer devient moins un choix qu’une obligation. Ceux qui persistent à refuser l’identité de Faucheuse peuvent finir réellement enchaînés par l’arme, prisonniers de liens que rien ne semble pouvoir briser, jusqu’à être lentement étouffés, écrasés ou vidés de leur propre volonté.\
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C’est cette contrepartie qui rend désormais la Faux de Madara plus dangereuse encore que par le passé. Autrefois, elle exigeait surtout un guerrier assez puissant pour manier sa lame et assumer le poids symbolique de son héritage. Aujourd’hui, elle exige un être capable de supporter son appel sans se laisser immédiatement dévorer, mais aussi sans croire qu’il pourra l’ignorer éternellement. Porter cette faux, ce n’est pas seulement hériter d’une arme de Madara Uchiha. C’est accepter d’être observé par quelque chose qui ressemble à la mort elle-même, une volonté qui attend du porteur qu’il coupe ses attaches, qu’il abandonne les hésitations du monde vivant et qu’il devienne, à son tour, la forme humaine d’une récolte.\
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Aujourd’hui encore, elle demeure l’une des reliques les plus redoutées associées au nom Uchiha. Les générations passent, les guerres changent de visage et les légendes se transforment, mais l’image de Madara avançant à travers une tempête qu’il a lui-même créée, le Gunbai dans une main et la faux dans l’autre, continue d’habiter l’imaginaire du monde shinobi. Pourtant, une autre image s’ajoute désormais à cette légende, celle d’un porteur entouré de chaînes invisibles, marchant entre les vivants sans leur appartenir totalement, sommé par la faux de devenir ce que les champs de bataille voyaient déjà en Madara : non pas un homme qui donne la mort, mais une Faucheuse venue rappeler que certaines armes ne se contentent jamais d’être maniées, car elles finissent toujours par réclamer la main qui les tient.

> *« Le Shinigami récolte ceux dont l'heure est venue. Moi, je me contente de corriger son calendrier. »> &#x20;\- Madara Uchiha*

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