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# 🛎️・Faux Kama🆕

Parmi toutes les armes forgées au Pays du Vent, rares sont celles dont l'histoire inspire autant de malaise que la **Faux Kama**. Contrairement aux grandes reliques héritées d'un clan ou d'une époque oubliée, son origine est parfaitement connue. Son créateur avait un nom, un visage et une réputation irréprochable : **Koby Tanaka**, jōnin de Sunagakure, médecin de renom et chercheur passionné, qui consacra une grande partie de son existence à étudier le corps humain avec une précision presque obsessionnelle. Les muscles, les tendons, les nerfs, les artères, les veines ou encore la circulation du sang ne représentaient pas pour lui de simples connaissances anatomiques, mais un langage qu'il cherchait à comprendre dans ses moindres détails. Là où beaucoup voyaient un organisme vivant, Koby voyait une mécanique d'une complexité fascinante, dont chaque élément pouvait devenir la clé de la vie... comme de la mort.

Au fil des années, ses recherches finirent par prendre une direction que personne ne soupçonnait. Dans le plus grand secret, Koby entreprit de concevoir une arme qui ne chercherait pas simplement à tuer son adversaire, mais à ravager progressivement son organisme. Chaque courbe de la lame, chaque angle du tranchant et chaque variation de son poids furent pensés pour lacérer le corps selon des trajectoires précises, capables de multiplier les hémorragies internes, de sectionner les tissus les plus fragiles et d'épuiser lentement une victime avant même que celle-ci ne comprenne réellement la gravité de ses blessures. À ses yeux, la douleur physique n'était jamais dissociée de l'esprit, il était convaincu qu'en détruisant méthodiquement le corps, il finirait inévitablement par briser la volonté de celui qui le portait.

Lorsque la faux fut enfin achevée, Koby y ajouta un dernier élément qui, à première vue, semblait presque décoratif : une longue chaîne dorée fixée à l'extrémité du manche, terminée par une petite clochette. Officiellement, cette chaîne n'avait qu'un rôle mécanique, celui d'améliorer l'équilibre de l'arme, d'accompagner ses mouvements et d'offrir une meilleure maîtrise lors des rotations propres au maniement de la faux. Rien ne laissait alors penser que cet élément deviendrait un jour la partie la plus inquiétante de l'artefact.

Koby emporta la Faux Kama sur les champs de bataille, persuadé d'avoir simplement achevé le fruit de toute une vie de recherches. Pourtant, au fil des affrontements, quelque chose changea. Lentement, presque imperceptiblement, son regard devint plus froid, ses décisions plus cruelles et ses méthodes plus brutales, au point que ceux qui combattaient à ses côtés eurent l'impression de voir disparaître le médecin méticuleux qu'ils avaient connu au profit d'un homme fasciné par la souffrance qu'il infligeait. Nul ne comprit réellement l'origine de cette transformation. Certains affirmèrent que ses expériences avaient fini par le consumer de l'intérieur, tandis que d'autres murmurèrent que la Faux Kama elle-même exerçait une influence sur son porteur, nourrissant peu à peu les instincts les plus sombres de celui qui l'utilisait.

À mesure que Koby sombrait dans cette folie grandissante, un phénomène encore plus étrange fit son apparition. La chaîne dorée sembla commencer à réagir d'elle-même. Elle oscillait parfois sans qu'aucun vent ne souffle, la clochette tintait dans un silence absolu et les témoins racontaient qu'elle s'animait lorsqu'un cœur s'accélérait sous l'effet de la peur, lorsqu'un homme comprenait que son sang allait bientôt être versé ou lorsqu'une mort approchait. Beaucoup jurèrent que le Kama semblait ressentir ce que nul être humain ne pouvait percevoir, comme si l'arme entière était devenue sensible à l'angoisse, à la douleur et au dernier souffle de ses victimes. Était-ce le fruit de l'imagination de soldats traumatisés, ou bien la faux possédait-elle réellement une conscience née des recherches de son créateur ? Personne ne fut jamais capable d'apporter une réponse.

Peu de temps après, Koby Tanaka disparut sans laisser la moindre explication. Certains prétendent qu'il mourut au cours d'une mission, d'autres affirment qu'il fut réduit au silence par ceux qui redoutaient ce qu'il avait découvert. Ses laboratoires furent vidés, ses recherches interdites, ses écrits méthodiquement brûlés et tout ce qui concernait ses travaux sembla disparaître avec lui. Les connaissances qu'il avait accumulées furent perdues à jamais, ne laissant derrière elles qu'une arme dont personne ne comprenait véritablement la nature.

La Faux Kama, elle, traversa les générations. Elle finit par rejoindre le **clan Mugen**, dont les assassins reconnurent immédiatement le potentiel d'une arme aussi imprévisible que terrifiante. Depuis, elle passe entre les mains des plus redoutables tueurs du clan, alimentant une réputation qui n'a cessé de grandir. Beaucoup affirment que ses porteurs développent, avec le temps, une fascination inquiétante pour la mort, comme si la frontière entre la nécessité de tuer et le plaisir de le faire disparaissait lentement, jusqu'à laisser place à une forme de psychose dont il devient impossible de revenir.

Aujourd'hui encore, nul ne sait ce qui rend réellement la Faux Kama si particulière. Les secrets de Koby Tanaka ont disparu avec lui, ses recherches ne sont plus que des cendres et aucune étude n'est jamais parvenue à expliquer pourquoi la chaîne dorée continue de s'agiter lorsque la peur envahit un cœur ou qu'une vie s'apprête à s'éteindre. Une seule certitude demeure néanmoins : chaque fois que sa clochette résonne, quelqu'un, quelque part, est sur le point de verser son sang.

> *« La clochette ne sonne jamais pour annoncer la mort. Elle résonne parce qu'elle l'a déjà sentie approcher. Lorsque son tintement s'élève, il est déjà trop tard pour fuir, car le Kama ne suit pas le sang... il suit l'instant où un destin bascule déjà. » - Archive de Suna*

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