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# 🐸 ・Crapaud - Mont Myôboku 🆕

Parmi tous les lieux baignés par l'énergie naturelle, aucun n'est aussi respecté, aussi ancien et aussi profondément lié aux hommes que le **Mont Myôboku**. Caché loin des routes ordinaires, inaccessible à ceux qui ne sont pas attendus et entouré de mystères que les cartes n'ont jamais su contenir, ce sanctuaire luxuriant semble appartenir à un monde plus vieux que les villages cachés, plus vieux que les grandes guerres et peut-être même plus vieux que la plupart des traditions shinobis. Ses forêts sont épaisses, ses rivières pures, ses fleurs immenses, ses rochers couverts de mousse et ses chemins paraissent changer selon la volonté du lieu, comme si la montagne elle-même refusait d'être trouvée par ceux qui ne viennent que pour s'emparer de ce qu'elle protège.

Depuis des temps immémoriaux, les hommes racontent que le Mont Myôboku est le royaume des crapauds touchés par l'énergie naturelle. Là-bas, les batraciens ne sont pas de simples animaux, mais des êtres anciens, conscients et capables d'une sagesse qui dépasse souvent celle des hommes. Dans les époques les plus reculées, bien avant que le Senjutsu ne devienne une force convoitée par les combattants, les voyageurs se rendaient au Mont Myôboku pour y chercher conseil. Les moines, les ermites, les sages et parfois même les chefs de clans y venaient non pour réclamer de la puissance, mais pour comprendre une décision, apaiser une peur, entendre une prophétie ou simplement recevoir une parole assez juste pour changer le cours d'une vie.

Au cœur de ce sanctuaire vit **Gamamaru**, le plus ancien et le plus vénérable des crapauds du Mont Myôboku. Nul ne connaît réellement son âge. Les archives monastiques du Pays du Feu parlent déjà de lui comme d'une présence immémoriale, un guide consulté par les plus sages des hommes, parfois même par de grands maîtres moines dont la réputation dépassait pourtant les frontières des nations. Gamamaru semble fragile aux yeux de ceux qui le rencontrent pour la première fois, son sourire paisible ne quitte presque jamais son visage, ses yeux fatigués demeurent souvent fermés ou à peine entrouverts, et sa mémoire immédiate paraît si capricieuse qu'il oublie parfois ce qu'on vient tout juste de lui dire. Pourtant, derrière cette apparente sénilité demeure une sagesse immense, capable de retrouver avec une précision troublante les souvenirs les plus anciens, les promesses oubliées et les vérités qu'aucun homme n'était plus censé porter.

La renommée de Gamamaru vient surtout de ses prophéties. Les crapauds ordinaires croassent pour annoncer la pluie, les changements de temps ou les tempêtes à venir, mais lui semble entendre, dans les vibrations du monde, des courants bien plus profonds que ceux de la météo. On dit qu'il peut lire dans le cœur des hommes, pressentir ce qu'ils deviendront, deviner les choix qui les attendent et reconnaître, parfois longtemps avant eux, la place qu'ils finiront par occuper dans l'équilibre du monde. Ses paroles ne prennent pas toujours la forme d'annonces claires. Elles ressemblent souvent à des fragments de rêve, des avertissements incomplets, des phrases simples qui n'ont l'air de rien au moment où elles sont prononcées, mais qui finissent par se révéler d'une justesse presque effrayante lorsque le destin les rejoint.

Gamamaru n'a jamais utilisé ce don pour dominer les hommes. Contrairement à d'autres animaux légendaires, il n'a jamais cherché à enfermer l'énergie naturelle dans une loi de force, de peur ou de conquête. À ses yeux, l'avenir n'est pas un outil de pouvoir, mais une responsabilité. Savoir qu'un homme peut accomplir de grandes choses ne signifie pas qu'il faut le pousser aveuglément vers elles, et savoir qu'un autre pourrait sombrer ne signifie pas qu'il faut l'abandonner avant qu'il ait tenté de se relever. C'est peut-être pour cette raison que, malgré les guerres, l'avidité des ninjas et les erreurs répétées des peuples, Gamamaru continue de sourire. Il a vu ce que les hommes avaient de pire, mais il n'a jamais oublié qu'ils font eux aussi partie de la nature, même lorsqu'ils prétendent s'en être séparés.

Le trésor le plus sacré du Mont Myôboku est une **fontaine d'huile naturelle**, une source étrange qui s'écoule sans jamais se tarir au cœur du sanctuaire. Cette huile n'est pas une simple substance, mais un concentré d'énergie naturelle, un pont entre le corps humain et le souffle du monde. Lorsqu'elle est utilisée sur le Mont Myôboku, elle permet aux êtres humains de sentir plus facilement l'énergie naturelle qui les entoure, de l'attirer à eux, de la canaliser et d'apprendre peu à peu à ne faire qu'un avec la nature. Sans elle, l'apprentissage du Senjutsu des crapauds serait presque impossible pour la plupart des hommes, tant leur esprit est habitué à séparer leur propre volonté du monde vivant qui les entoure.

Mais cette huile est aussi dangereuse que précieuse. Celui qui l'utilise sans parvenir à équilibrer son énergie physique, son énergie spirituelle et l'énergie naturelle commence à changer. Son corps se rapproche de celui des crapauds, ses membres se déforment, sa chair s'alourdit, ses traits se figent, et si l'échec se poursuit, l'apprenti finit transformé en pierre. Les nombreuses statues qui entourent la fontaine ne sont donc pas de simples ornements, ni des avertissements sculptés par la main des crapauds. Elles sont les restes de ceux qui ont tenté d'approcher le Senjutsu sans être prêts, des humains trop pressés, des ancêtres batraciens, des aspirants sincères mais dépassés, et parfois des êtres avides qui crurent pouvoir boire dans la source du monde sans accepter de se soumettre à son équilibre. Les habitants du Mont prennent soin de ces statues avec respect, car même l'échec, lorsqu'il s'est produit face à l'énergie naturelle, mérite d'être rappelé avec gravité.

Au fil des siècles, l'existence de cette huile attira de plus en plus de convoitises. Les hommes avaient d'abord cherché le Mont Myôboku pour y recevoir des conseils, mais beaucoup finirent par ne plus voir dans le sanctuaire qu'un moyen d'obtenir davantage de puissance. Certains venaient avec des prières sincères, d'autres avec des mensonges, quelques-uns avec des armes cachées, et beaucoup avec cette impatience propre aux combattants qui veulent franchir les étapes sans en comprendre le prix. Le nombre de statues grandit alors autour de la fontaine, jusqu'à ce que certains anciens disent qu'il y avait parfois plus de visages figés dans la pierre que de crapauds vivants pour les entretenir. Gamamaru comprit que l'huile devait être protégée, non seulement contre les envahisseurs, mais aussi contre les hommes eux-mêmes, car il arrive que le plus grand danger d'un pouvoir ne soit pas celui qui le vole, mais celui qui croit sincèrement le mériter.

C'est ainsi que furent désignés les trois grands gardiens du Mont Myôboku, une trinité de crapauds chargée de défendre le sanctuaire, la fontaine et l'équilibre que Gamamaru refuse de laisser disparaître. À leur tête se tient **Gamabunta**, chef des défenseurs, protecteur du mont et protecteur direct de Gamamaru. Sa présence impose le respect avant même qu'il ne parle, car il porte en lui la force de ceux qui savent qu'ils devront parfois combattre afin que les autres puissent continuer à chercher la paix. Gamabunta n'est pas un gardien de porte ordinaire. Il incarne la frontière entre la sagesse offerte et la puissance interdite, entre le conseil accordé aux cœurs justes et la violence nécessaire contre ceux qui voudraient arracher au Mont Myôboku ce qu'il ne leur a jamais donné.

À ses côtés se trouve **Gamaken**, dont la modestie trompe souvent ceux qui ne comprennent pas la nature du courage. Il porte un bâton et un bouclier, s'excuse constamment de sa maladresse, parle avec une nervosité presque touchante et donne parfois l'impression de ne jamais se sentir à la hauteur de la tâche qui lui a été confiée. Pourtant, c'est précisément cette humilité qui fait de lui l'un des piliers du sanctuaire. Gamaken ne protège pas parce qu'il se croit invincible, il protège parce qu'il accepte d'être celui qui se place entre le danger et les autres, même lorsque la peur existe, même lorsque le doute pèse, même lorsque le coup qu'il doit recevoir aurait pu être évité par un autre. Il est le bouclier du Mont Myôboku, non seulement par l'arme qu'il porte, mais par la manière dont il conçoit sa propre existence.

Le troisième gardien est **Gamahiro**, porteur de deux immenses katanas, combattant hors pair et esprit parfois trop léger pour la gravité des situations qu'il traverse. Là où Gamaken absorbe les chocs, Gamahiro s'élance vers eux. Sa tête peut sembler ailleurs, ses réactions peuvent paraître décalées, et il lui arrive de bondir dans la mêlée avec un enthousiasme que les plus prudents jugeraient inquiétant, mais ceux qui l'ont vu combattre savent qu'il possède l'instinct tranchant des véritables guerriers. Gamahiro est le sabre du Mont Myôboku, celui qui fend la menace avant qu'elle ne gagne le cœur du sanctuaire, celui qui rappelle que la protection du bien commun ne se résume pas toujours à tenir une position, mais exige parfois de sauter le premier dans le danger.

Ensemble, Gamabunta, Gamaken et Gamahiro forment la garde sacrée de Gamamaru. Ils ne sont pas seulement trois combattants puissants, mais trois réponses différentes à la même responsabilité. Gamabunta commande et tient la frontière, Gamaken endure et se sacrifie, Gamahiro attaque et ouvre le chemin. Leur existence rappelle que le Mont Myôboku n'est pas un lieu naïf, car la sagesse qu'il défend n'a jamais consisté à croire que le monde est doux. Les crapauds savent que les hommes peuvent se perdre, que l'avidité peut déguiser ses désirs en quête spirituelle, que même les plus beaux discours peuvent cacher une soif de domination. C'est précisément parce qu'ils le savent qu'ils protègent la fontaine avec autant de fermeté.

Pourtant, malgré cette méfiance, Gamamaru n'a jamais cessé de laisser entrer certains voyageurs. Il arrive encore qu'un homme ou une femme se retrouve conduit vers le Mont Myôboku comme si le chemin l'avait attendu depuis toujours, comme si chaque détour, chaque échec et chaque rencontre l'avaient rapproché d'une prophétie prononcée bien avant sa naissance. Gamamaru reconnaît alors un cœur que l'énergie naturelle ne regrettera pas de porter. Il ne cherche pas des êtres parfaits, car la nature elle-même ne l'est pas. Il accepte les doutes, les défauts, les blessures et les contradictions, mais il exige quelque chose de plus rare que la pureté absolue : la capacité de réunir toutes ses forces pour protéger les autres, même lorsque cela va à l'encontre de ses propres intérêts.

Les ermites des crapauds ne sont donc pas choisis pour devenir des armes. Ils sont choisis parce qu'ils peuvent devenir des gardiens. Le Senjutsu du Mont Myôboku ne repose pas sur la domination de la nature, mais sur l'acceptation de sa place au sein d'elle. Là où certains lieux d'énergie naturelle enseignent la liberté, la prédation, la patience ou la ruse, le Mont Myôboku enseigne le bien commun. Les crapauds croassent pour annoncer les tempêtes afin que les vivants puissent se mettre à l'abri, mais ils ne fuient pas ces tempêtes, car il faut bien que quelqu'un reste pour annoncer ensuite le retour du beau temps. Cette image résume leur philosophie mieux que n'importe quel traité : prévenir, protéger, endurer, puis rappeler aux autres qu'il est possible de revenir.

Gamamaru porte encore espoir dans les hommes parce qu'il a vu certains d'entre eux accomplir des actes que même la nature n'aurait pas exigés. Il a vu des moines donner leur vie pour préserver l'harmonie, des ninjas renoncer à la gloire pour sauver des inconnus, des enfants de clans ennemis protéger une même terre, des combattants usés choisir la paix alors que la vengeance leur tendait les bras. Il sait que les hommes détruisent souvent ce qu'ils ne comprennent pas, mais il sait aussi qu'ils sont capables de protéger ce qui ne leur appartient pas. À ses yeux, cette contradiction mérite que le Mont Myôboku continue d'ouvrir ses chemins, car tant qu'un seul cœur humain pourra choisir de défendre plus grand que lui-même, l'énergie naturelle n'aura pas tort de lui répondre.

Ceux qui sont acceptés par Gamamaru et survivent à l'entraînement de la fontaine deviennent les héritiers du Senjutsu des crapauds. Leur corps apprend à accueillir l'énergie naturelle sans se laisser engloutir, leur esprit apprend à percevoir le monde au-delà de leur propre volonté, et leur cœur est éprouvé par une question que le Mont Myôboku pose sans cesse, parfois par la parole d'un ancien, parfois par la violence d'un combat, parfois par le simple silence des statues : que feras-tu de cette puissance, lorsque personne ne t'obligera à l'utiliser pour les autres ? Ceux qui répondent par l'orgueil échouent tôt ou tard, ceux qui répondent par la peur se figent, mais ceux qui comprennent que la force n'a de valeur que lorsqu'elle protège quelque chose de plus fragile qu'elle deviennent de véritables Ermites Crapauds.

Depuis des millénaires, le Mont Myôboku demeure ainsi l'un des grands sanctuaires du Senjutsu. Il n'est pas seulement un lieu d'apprentissage, mais un lieu de mémoire, de jugement et d'espoir. Ses statues rappellent le prix de l'avidité, sa fontaine rappelle la difficulté de s'unir à la nature, ses gardiens rappellent que la sagesse doit parfois savoir combattre, et Gamamaru, avec son sourire fatigué et ses prophéties troublantes, rappelle que l'avenir n'est jamais entièrement perdu tant qu'il reste des êtres prêts à protéger ceux qui ne peuvent pas se protéger eux-mêmes. Les ermites qui quittent le Mont Myôboku ne partent donc pas comme de simples détenteurs d'une puissance nouvelle. Ils deviennent les gardiens d'un héritage plus ancien que les villages, liés aux crapauds, au Pays du Feu et à cette idée fragile que le chakra, le Senjutsu et la force n'ont de valeur que lorsqu'ils servent le monde commun.

Au sommet de ses arbres, près de sa fontaine sacrée ou dans le regard presque fermé de Gamamaru, le Mont Myôboku continue d'attendre ceux dont le cœur mérite encore d'être éprouvé. Les crapauds savent que les tempêtes reviendront toujours, que les hommes chercheront encore la puissance, que les guerres déformeront encore le sens des dons offerts par la nature, mais ils savent aussi qu'après chaque tempête, quelqu'un doit rester pour croasser le retour du beau temps. C'est pour cela que le Mont Myôboku existe encore, non pour fuir le monde, mais pour préparer ceux qui, un jour, devront le protéger.

> *« Le crapaud ne croasse pas pour faire taire la tempête. Il croasse pour que les vivants trouvent un abri, puis demeure assez longtemps pour annoncer le retour du soleil. » - Proverbe du Pays du Feu*

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## Liste : Ermite des Crapauds

> *Cette liste se limite aux joueurs actifs, et non ceux qui pourraient avoir été ermite dans le lore passif comme pour les listes des Kages.*

* Kaneki Hana ♂️💀
* Shin Kurokawa ♂️💀
* Shoya Nishino ♂️💀
* Onoki Hana ♂️💀
* Otoki Hana ♂️💀
* Shiki Varei ♂️

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