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# 🔵・Mizukage

## 1ère Génération

* #### **Gendagetsu Hôzuki - 1er ♂️💀**

Au milieu du chaos des clans du Pays de l’Eau se leva Gendagetsu Hōzuki, celui que l’on surnomma le Serpent-Fondateur. Rusé, patient et d’une cruauté glaciale, il comprit avant tous les autres que le Pays de l’Eau ne serait jamais uni par l’espoir, mais par la peur, les pactes et le sang.

Plutôt que de poursuivre une guerre sans fin, il convoqua les grands chefs de clan dans une caverne, sous prétexte de négocier une trêve. Les torches s’éteignirent dans la nuit, les cris furent avalés par la roche, et seul Gendagetsu en ressortit vivant. Sa légitimité ne fut pas votée, ni offerte : elle fut gravée dans le sang des anciens.

Sous son règne, Kirigakure prit forme. Non comme un village de paix, mais comme une forteresse de brume, de silence et de crainte. Gendagetsu fit du brouillard l’âme même de Kiri : un voile pour cacher les secrets, une arme pour perdre les ennemis, et un linceul pour rappeler à ses habitants que la survie valait plus que la justice.

Premier grand architecte du pouvoir Hōzuki, il posa les bases d’un village gouverné par la hiérarchie, les dettes, les serments et les menaces invisibles. Il institua les premières unités secrètes, imposa la loi du silence, et fit comprendre à chaque clan que la guerre cesserait tant qu’ils craindraient davantage le Mizukage que leurs propres ennemis.

Pour ses partisans, Gendagetsu fut celui qui mit fin à un siècle de carnage. Pour ses ennemis, il fut le premier bourreau d’un village condamné à confondre ordre et terreur. Mais tous s’accordent sur un point : il donna à Kiri son visage, celui de la Brume Sanglante, où la mort n’est pas seulement une fin, mais un langage.

Sa disparition demeure un mystère. Certains disent qu’il mourut étouffé par les vapeurs de la mer, d’autres qu’il fut trahi par ses propres hommes. Mais dans les tavernes noyées de Kiri, une légende persiste : Gendagetsu ne serait jamais vraiment mort. Il se serait fondu dans la brume, et chaque Mizukage après lui n’aurait fait qu’entendre, quelque part dans le brouillard, l’écho de son premier ordre.

* #### **Kurai Hoshigaki - 2ème ♂️💀**

Si Gendagetsu Hōzuki avait uni la brume par la peur, Kurai Hoshigaki l’ensevelit dans le sang. Deuxième Mizukage de Kiri, il ne fut ni un bâtisseur patient, ni un stratège subtil, mais une bête de guerre. On le surnomma le Requin Obscur, car là où son prédécesseur voyait dans la brume un outil de contrôle, Kurai y vit une arène.

À peine intronisé, il imposa une vérité brutale : seul le fort mérite de vivre. Sous son règne, la peur devint une culture, et l’Académie de Kiri se transforma en école de meurtre. Les enfants étaient enfermés par classes entières et contraints à s’entre-tuer ; ceux qui ressortaient devenaient shinobi, les autres disparaissaient comme de simples souvenirs avalés par le brouillard.

Kurai ne voulait pas former des soldats, mais élever des prédateurs. Pour lui, l’instinct valait mieux que la morale, la cruauté mieux que l’hésitation, et le sang versé était la seule preuve d’une force véritable. Il façonna ainsi une génération de monstres, convaincu que Kiri ne survivrait qu’en devenant plus terrible que tous ses ennemis.

Mais sa violence ne resta pas enfermée derrière les murs du village. Kurai lança les premières grandes guerres d’expansion, frappant Kumo et Iwa avec une brutalité qui fit trembler le monde shinobi. Les représailles furent terribles, des Kage tombèrent, des générations furent sacrifiées, mais le Deuxième Mizukage n’y vit jamais une perte. À ses yeux, chaque massacre était une purification.

Sous son règne, Kirigakure cessa d’être un village isolé du Pays de l’Eau pour devenir une menace que les nations apprirent à craindre. Dans les ports, sur les mers et aux frontières, un murmure se répandit : dans la brume, on ne revient jamais.

Pour les Hoshigaki, Kurai resta un héros, le requin qui offrit à son clan une place au sommet. Pour le reste du monde, il fut un cauchemar éveillé, un Mizukage qui fit de Kiri une machine à produire des monstres.

Lorsque la mer recouvrit son corps, on raconte que les requins se repaissaient de sa dépouille avec une telle frénésie que même la brume sembla se teinter de rouge. De son règne, Kiri conserva une doctrine gravée dans le sang : on ne naît pas ninja dans la brume, on survit pour le devenir.

* #### **Rangetsu Hôzuki - 3ème ♂️ 💀**

Lorsque la tempête de sang de Kurai Hoshigaki se dissipa, Kiri n’était plus qu’un village de ruines, de clans méfiants et de générations brisées. C’est dans ce silence lourd que s’éleva Rangetsu Hōzuki, héritier de la lignée du Serpent-Fondateur. Là où Kurai avait gouverné par la violence brute, Rangetsu préféra la ruse, les ombres et la peur silencieuse. On le surnomma le Stratège Sinueux.

Rangetsu ne chercha jamais réellement la paix. Il sut seulement en porter le masque. Dès son ascension, il manipula les rivalités entre les clans, nourrit les soupçons, fit disparaître les opposants et installa un équilibre instable où chacun craignait d’être trahi par son voisin. Sous son règne, la brume ne fut plus seulement un voile : elle devint une prison invisible.

C’est également lui qui comprit la puissance des symboles. Pour donner à Kiri un visage capable de terrifier le monde, Rangetsu ordonna la création, la récupération et la réunion des armes qui deviendraient les Sept Épées de la Brume. Certaines furent forgées sous son autorité, d’autres existaient déjà ou furent intégrées après avoir prouvé leur valeur, mais toutes furent rassemblées par sa volonté pour former une institution unique : celle des sabreurs de Kiri.

Avec ces lames, Rangetsu ne créa pas seulement des armes. Il donna naissance à un mythe. Samehada, Kubikiribōchō, Hiramekarei, Nuibari, Kiba, Kabutowari et Shibuki devinrent les icônes sanglantes du village, confiées à des shinobi choisis moins pour leur loyauté que pour leur capacité à survivre à la folie qu’elles exigeaient.

Sous son règne, Kiri devint le village des sabreurs, des espions et des disparitions nocturnes. À l’extérieur, la Brume était redoutée comme une nation d’assassins. À l’intérieur, chaque shinobi apprit à voir dans son frère d’armes un possible traître, un possible informateur, ou la prochaine lame envoyée contre lui.

Rangetsu laissa derrière lui un village exsangue, mais plus terrifiant que jamais. Il ne donna pas la paix à Kiri, car la paix n’avait jamais été son objectif. Il lui donna une identité, une doctrine et une légende : dans la brume, la mort ne vient pas toujours d’un ennemi. Parfois, elle porte le bandeau du même village.

* #### **Kazuyori Karatachi - 4ème ♂️💀**

Lorsque Rangetsu Hōzuki s’éteignit, laissant derrière lui un village rongé par la peur, les purges et la paranoïa, ce fut un sabreur qui s’empara du trône : Kazuyori Karatachi. Issu d’un clan discret, attaché à l’équilibre et à la retenue, il en fut pourtant l’exact opposé. Là où les siens cherchaient la mesure, Kazuyori choisit l’excès. Là où son clan prônait l'assassinat, lui ne vit dans Kiri qu’une scène où la mort devait être comptée, montrée et célébrée.

On le surnomma le Compteur de Morts, car chaque vie arrachée n’était pas pour lui une perte, mais une mesure de puissance. Chaque matin, dit-on, on lui apportait un parchemin où l’on inscrivait le nombre de morts de la veille. Ce chiffre seul suffisait à nourrir ses décisions, comme si le village ne se jugeait plus à sa stabilité, mais à la quantité de cadavres qu’il pouvait produire.

Sous son règne, le cœur de Kiri devint une arène : la Fosse Sanglante. On y jetait des enfants, des prisonniers, des shinobi suspects ou des faibles désignés, contraints de se battre sous les cris du peuple. Pour Kazuyori, la mort n’était pas un échec, mais un enseignement. Les plus cruels survivaient, les plus faibles disparaissaient, et la Brume apprenait à applaudir ceux qui savaient tuer.

Les Sept Épées de la Brume, réunies sous Rangetsu, trouvèrent sous Kazuyori leur apogée. Il les éleva au rang d’ordre sacré, faisant des sabreurs une caste à part, presque supérieure au village lui-même. Pour manier l’une de ces lames, il ne suffisait pas d’être fort : il fallait survivre à la Fosse, renoncer à toute faiblesse, et offrir son existence entière à la Brume Sanglante.

À l’extérieur, Kazuyori lança des raids maritimes incessants contre les côtes du Pays de la Foudre et les terres isolées du Pays de la Terre. Chaque attaque laissait derrière elle des villages brûlés, des corps exposés et des récits volontairement semés pour nourrir la terreur de Kiri. À l’intérieur, toute contestation finissait dans la Fosse, sous le regard d’un peuple que l’on avait appris à confondre justice et exécution.

Kazuyori ne bâtit pas Kiri, il la dévora. Il ne chercha pas à l’organiser, mais à l’exalter dans ce qu’elle avait de plus cruel. Lui qui avait pactisé avec la brume promettait aux âmes noyées dans son voile un spectacle sanglant, et fit de chaque mort une offrande à cette promesse.

Lorsqu’il tomba finalement, assassiné dans l’ombre par Hōzuki Suigetsu, nul ne fut réellement surpris. Le Compteur de Morts avait fait de Kiri un charnier à ciel ouvert, mais son héritage demeura gravé dans la chair du village : la Fosse Sanglante devint un rite, les sabreurs une caste sacrée, et la Brume, déjà sanglante, devint gloutonne.

Depuis Kazuyori Karatachi, Kiri sait que la mort n’est pas seulement une fin. Dans la Brume, elle peut devenir un spectacle.

* #### **Suigetsu Hôzuki - 5ème ♂️💀**

La chute de Kazuyori Karatachi ouvrit un vide que la brume elle-même semblait redouter. Dans ce silence, Suigetsu Hōzuki s’avança. Surnommé l’Alchimiste Silencieux, il ne devint pas Mizukage par acclamation, ni par héritage reconnu. Il prit le titre, simplement. D’un geste invisible, d’une trahison effacée, il fit disparaître Kazuyori et étouffa les cris avant même qu’ils ne puissent devenir des rumeurs. Aucun témoin. Aucun discours. Seulement une évidence : désormais, il régnait.

Contrairement à ses prédécesseurs, Suigetsu ne chercha ni la terreur brute, ni le carnage spectaculaire. Il gouverna dans le secret, dans les laboratoires noyés, les archives interdites et les profondeurs que même la lumière de Kiri n’atteignait plus. À l’extérieur, le village semblait plus calme, presque apaisé après les excès du Compteur de Morts. Mais à l’intérieur, le cauchemar avait simplement changé de forme.

Sous son règne naquirent les premiers grands projets de manipulation humaine. Suigetsu fit de la science une arme et de la dissimulation une doctrine. Dans ses laboratoires, on disséquait la chair, le chakra et l’âme pour produire des serviteurs parfaits. Des enfants disparurent, des clans furent exploités, et des cobayes devinrent des outils vivants. De ces expériences surgirent les premiers prototypes de Yokushin : êtres façonnés pour obéir, esclaves de chair et de chakra, privés peu à peu de ce que les hommes appellent liberté.

C’est également sous Suigetsu qu’apparut l’un des plus sombres héritages de Kiri : le Gourdin de Corail. Taillé dans un corail noir des abysses et imprégné de chakra, il aurait reçu en son cœur l’âme de Kazuyori Karatachi, scellée pour l’empêcher de rejoindre la brume et les âmes qui s’y trouvaient, de peur qu’il ne les parasite à son tour. Dès lors, le bâton devint un héritage silencieux, transmis de Mizukage en Mizukage, jamais pleinement compris, jamais réellement maîtrisé.

Suigetsu ne fut ni un tyran rugissant comme Kurai, ni un boucher exalté comme Kazuyori. Il fut pire encore : un architecte invisible. Il transforma la brume en laboratoire vivant, où l’on façonnait les monstres loin des regards. Il offrit aux Hōzuki une place hégémonique, car eux seuls détenaient les secrets des Yokushin, du Bâton de Korabu et des expériences enfouies sous les eaux.

À sa mort, nul n’osa célébrer. Nul ne pleura vraiment. Le silence était devenu la langue de Kiri, et son héritage, fait de science, de chair brisée et de secrets noyés, continua de respirer dans les profondeurs du village.

* #### **Reigetsu Hôzuki - 6ème ♂️💀**

Lorsque Suigetsu Hōzuki mourut, il laissa derrière lui un village changé en laboratoire de chair, de secrets et d’expériences enfouies. Mais cette science sans visage avait brisé l’équilibre fragile de Kiri. Les clans se haïssaient, les sabreurs se disputaient les lames, et les purges silencieuses avaient semé la paranoïa jusque dans les foyers. De ce chaos s’éleva Reigetsu Hōzuki.

Reigetsu ne fut ni un conquérant, ni un boucher. Il fut un chirurgien de l’ordre, un homme convaincu que la paix n’était pas un idéal, mais une stratégie. Là où Kazuyori avait imposé le spectacle, et Suigetsu le secret, Reigetsu imposa le silence. Pas de grands discours, pas d’arènes livrées à la foule, seulement une peur méthodique, des purges ciblées et une hiérarchie de fer.

Sous son règne, les chefs de clan furent convoqués encore et encore, jusqu’à ce que leurs signatures deviennent des chaînes. Les duels furent interdits, la Fosse Sanglante codifiée, et le Conseil de la Brume réduit à une institution docile, incapable d’agir sans l’aval du Mizukage. Reigetsu ne voulait pas supprimer la violence de Kiri : il voulait la rendre utile, contrôlée, prévisible.

Dans l’ombre, son frère Nagegetsu veillait. Discret, froid, dépourvu de gloire apparente, il façonnait pourtant une part essentielle du règne. Ensemble, les deux Hōzuki gouvernèrent Kiri comme un mécanisme. Chaque sabreur fut répertorié, chaque clan surveillé, chaque arme consignée. Les Sept Épées de la Brume furent officiellement regroupées et codifiées, mais nul ne pouvait les manier sans l’autorisation du Mizukage. Même les monstres nés de la Fosse devaient désormais plier devant l’ordre.

C’est aussi sous Reigetsu que le Bâton de Korabu, jusque-là relégué dans l’ombre, devint un symbole visible du pouvoir. Pour la plupart, il n’était qu’un sceptre. Pour ceux qui connaissaient les secrets de Suigetsu, il était un avertissement : la lignée Hōzuki ne régnait pas seulement sur Kiri, elle portait avec elle les âmes, les fautes et les monstres de ses prédécesseurs.

Pour maintenir son calme apparent, Reigetsu conclut des pactes secrets, parfois avec des clans rivaux, parfois avec ses propres sabreurs. Il préférait tuer avant que le danger n’apparaisse, et ses exécutions préventives étouffèrent plus d’une rébellion avant même qu’elle ne trouve un nom. Son règne fut une époque de lassitude, où les clans ne se battaient plus par conviction, mais par peur, par calcul, ou simplement par fatigue.

Mais même les silences les plus épais cachent des hurlements. Reigetsu fut finalement trahi par Mizugami Hoshigaki, un sabreur fanatique surnommé le Démon de la Brume, nostalgique de l’ère sanglante. Le Sixième Mizukage tomba sous sa lame. Nagegetsu fit empoisonner l’assassin sans procès, sans éclat, puis monta sur le trône dans le même silence que son frère.

Reigetsu avait transformé Kiri en mausolée vivant, un village où la peur remplaçait la foi et où l’ordre ressemblait parfois à une tombe. Mais il laissa derrière lui une leçon inscrite dans la brume elle-même : à Kiri, la paix n’est jamais un idéal. Elle est une arme.

* #### **Nagegetsu Hôzuki - 7ème ♂️💀**

Lorsque Reigetsu tomba sous la lame du Démon de la Brume, ce fut son frère, Nagegetsu Hōzuki, qui ramassa le chapeau ensanglanté. Il ne prononça aucun discours, pas même lors de son intronisation. L’assassin fut empoisonné dans l’ombre, sans procès ni spectacle, et Nagegetsu s’assit sur le trône comme il avait toujours vécu : dans le silence.

Nagegetsu n’était ni un sabreur, ni un conquérant. C’était un homme d’intellect, un héritier des secrets, trop vieux pour la guerre mais riche d’un savoir immense. Là où Reigetsu avait imposé le calme par la peur, lui chercha à codifier ce silence, à transformer l’ordre en système et les ténèbres en héritage.

Sous son règne, les recherches interdites de Suigetsu furent reprises, achevées et dissimulées derrière une façade de contrôle. Nagegetsu officialisa la création des Yokushin, faisant de ces êtres façonnés dans la chair et le chakra des serviteurs scellés aux grandes lignées Hōzuki. Chaque maître devait posséder son ombre vivante, son double obéissant, son arme privée. Les Yokushin n’étaient plus seulement des expériences : ils devinrent un statut.

Kiri, sous Nagegetsu, se figea. La brume ne grondait plus, elle stagnait. Les Hoshigaki s’étaient repliés, les Karatachi s’étaient ensauvagés, et le Conseil de la Brume n’était plus qu’une façade sans réel pouvoir. Le village entier semblait fonctionner comme une machine de chair, maintenue en mouvement par la hiérarchie, la peur et la servitude.

Le Bâton de Korabu resta entre ses mains, visible aux yeux de tous, mais jamais expliqué. Nagegetsu ne révéla rien de ce qu’il contenait, ni de ce qu’il représentait vraiment. Il s’en servait comme d’un sceptre muet, rappelant à chacun que le pouvoir à Kiri n’était pas seulement une autorité, mais un fardeau scellé dans les abysses.

Pourtant, son règne ne fut pas celui d’un bâtisseur. Il ne rêva ni de conquêtes, ni de grandes réformes. Il maintint simplement l’ordre, jusqu’à transformer Kiri en une paix étouffante, une mise sous cloche où les clans ne se déchiraient plus seulement parce qu’ils n’en avaient plus l’espace. Mais ce calme apparent nourrissait autre chose : une génération frustrée, privée de mouvement, prête à briser le silence qu’on lui imposait.

Parmi elle grandissait Yogetsu Hōzuki, son propre fils. Formé par un maître redouté, le Démon de la Brume, envoyé au front dès l’âge de quinze ans, Yogetsu observa tout : la faiblesse de son père, la trahison de Mizugami, l’immobilité d’un village gouverné sans vision. Il comprit alors que l’ordre seul n’était qu’un tombeau bien entretenu.

Ainsi s’acheva le règne de Nagegetsu Hōzuki, non dans une explosion de sang, mais dans une lente extinction. Il offrit à Kiri une stabilité glaciale, mais laissa derrière lui une génération qui ne voulait plus survivre dans le silence. Une génération prête à faire de la brume, une nouvelle fois, un champ de guerre.

* #### **Yogetsu Hôzuki - 8ème ♂️**

Yogetsu Hōzuki grandit dans un Kiri figé par le silence de son père, Nagegetsu, et hanté par les spectres des anciens Mizukage. Enfant du chaos, élevé par un père froid et formé par un maître monstrueux, le Démon de la Brume, il apprit très tôt que la guerre n’était pas une épreuve, mais un théâtre où les masques finissaient toujours par tomber.

Envoyé au front à quinze ans, Yogetsu n’était ni le plus brutal, ni le plus bruyant. Là où ses camarades tuaient, lui observait. Là où d’autres se perdaient dans la rage, il étudiait la peur, les faiblesses et les fissures. De son père, il tira une admiration glaciale autant qu’un profond mépris pour sa passivité. De Reigetsu, il retint la discipline. De Mizugami, la folie. De tous, il conserva une seule leçon : le pouvoir ne se donne pas, il se prend.

Lorsqu’il succéda à Nagegetsu, Yogetsu ne se présenta pas comme un gardien du silence, mais comme un conquérant de brume. À ses yeux, Kiri n’était pas un village, mais une arme inachevée. Il fit du Bâton de Korabu, héritage obscur des Hōzuki, le symbole de son autorité, et certains racontent qu’il passait des nuits entières à écouter les murmures du sceptre noir, persuadé qu’il lui révélait la voie à suivre.

Très vite, il relança la quête des Sept Épées de la Brume. Certaines étaient perdues, d’autres passées entre des mains indignes, mais Yogetsu jura qu’elles reviendraient toutes à Kiri, une par une. Chaque mission, chaque sabreur, chaque shinobi devait contribuer à cette réappropriation, comme si le destin du village dépendait du retour de ces lames maudites.

Yogetsu ne voulait pas seulement maintenir Kiri. Il voulait l’élever au-dessus des autres nations. Pour lui, la brume ne devait plus seulement cacher : elle devait engloutir. À l’extérieur, ses expéditions frappèrent les marges des grandes puissances pour rappeler au monde que Kiri ne sommeillait plus. À l’intérieur, il raffermit l’autorité des Hōzuki, relança les programmes secrets liés aux Yokushin et encouragea une nouvelle génération de sabreurs à se vouer entièrement à la doctrine des lames.

Mais son ambition dépassait le simple chapeau de Mizukage. Avec le temps, Yogetsu abandonna la direction militaire du village pour s’élever plus haut encore, devenant Daimyō du Pays de l’Eau. Par ce geste, il officialisa l’hégémonie des Hōzuki et fit de son clan la famille royale du pays, scellant dans la loi ce que des générations avaient bâti dans le sang, les pactes et la brume.

Aujourd’hui encore, vieilli mais toujours redoutable, Yogetsu refuse de lâcher le trône. Là où d’autres auraient accepté le repos, lui s’accroche au pouvoir avec une hargne légendaire, comme si chaque ride, chaque faiblesse et chaque souffle plus court n’étaient que des ennemis supplémentaires à vaincre. Il n’est plus seulement l’ancien Mizukage de Kiri : il est le vieux souverain qui refuse de mourir avant d’avoir vu la brume devenir empire.

Sous son règne, la brume cessa d’être immobile. Elle se remit à bouger, à vibrer, à respirer. Et avec elle naquit un serment : Kiri ne resterait pas un village. Kiri deviendrait une marée.

* #### **Asari Hoshigaki - 9ème ♂️💀**
* #### **Rukai Hoshigaki - 10ème ♂️💀**

## 2nd Génération

* #### Kogetsu Hôzuki - 1er ♂️ 💀
* #### Oboro Hirano - 2ème ♀️
* #### Shû Karatachi - 3ème ♂️💀
* #### Aogami Hoshigaki - 4ème ♂️💀
* #### Kyugetsu Hôzuki - 5ème ♂️💀
* #### Raiden Karatachi - 6ème ♂️ 💀
* #### Zungetsu Hôzuki - 7ème ♂️
* #### Oncle Ren - 8ème ♂️ *<mark style="color:$info;">(Un quart d'heure)</mark>*&#x20;
* #### Zungetsu Hôzuki - 9ème ♂️
* #### Sudogetsu Hôzuki - 10ème ♂️💀

## 3ème Génération

* #### Kurame Hoshigaki - 1er  ♂️&#x20;
